Aujourd’hui la laine ne représente qu’une minuscule partie dans le chiffre d’affaires d’un éleveur. Malgré ça il y a toujours des gens qui aiment cette matière et qui essayent de la valoriser.

2014 était pour moi l’année où j’ai commencé la multitonte sur mon troupeau. La multitonte veut dire que je tonds mes brebis deux fois par an. Je constate une nette amélioration de l’état de mes bêtes. Passer l’hiver dehors inclut toujours à peu près deux semaines où c’est dur: la pluie hivernale tombe sans recardréinterruption, et c’est bon de les voir sécher vite au moindre rayon de soleil. Avec Mathilde Grolleau on est allées en Ariège à la Filature de Niaux pour faire transformer 300kg de laine brute en nappes cardées. Ensuite l’artiste en Mathilde s’est jetée sur cette belle matière, et sous ses mains sont nés des objets beaux, utiles, déconcertants.

 Mathilde a repris sa route et je suis à la recherche de nouveaux partenaires. A force de faire des démonstrations de tonte, je rencontre des fileuses, des tisserandes. Un nouveau monde s’ouvre à moi, la laine et est un milieu très vivant, avec des gens engagés, qui essaient de faire bouger les choses.

Catherine Raccoursier, une tisserande d’un village voisin me fait découvrir Faire et Fil, j’adhère avec enthousiasme et je me mets à filer ma laine que Catherine transforme en WP_20151108_001magnifiques tapis tissés.

Et puis il y a la journée de laine à Montbrun Bocage. Je m’y rends et je rencontre enfin la Fée Capeline, une chapelière hors pair avec laquelle je suis en contact depuis un petit moment. Elle va me fabriquer des chapeaux de ma laine, et l’un dans l’autre je vais enfin être en mesure de proposer un produit fini de ma laine!

 

 

chapeaux

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