Loïc Mazalrey

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Voilà le travail de Loïc Mazalrey, photographe à St. Léon sur l’Isle. Il a passé du temps avec le troupeau et moi, afin de préparer un reportage. Il a fait des milliers de photos, qu’il retravaille ensuite minutieusement. Son style est unique, mon troupeau devient presque biblique.

 

 

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Vu à Bordeaux

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Nous sommes quelques éleveurs à être invités à une soirée débat autour du thème « quelle place pour les animaux d’élevage » au cinéma Utopia à Bordeaux à la suite de la projection du film « cousin comme cochon ».
J’appréhendes à me faire jeter en pâture aux végans, anti-spécies et autres membres de l’association L214, d’un autre côté on m’a récemment dit que j’étais une guerrière des temps modernes, et même si je sais que c’était pour me flatter, je crois que c’est un peu vrai.
Je voulais m’approcher de près de ce mouvement citadin, savoir qui sont ces gens, qui arrivent à dégouter de manger de la viande, ce qui, dit en passant, est mon gagne-pain. Je veux défendre mon mode d’élevage, qui est mon mode de vie.
Un ami tondeur a écrit un article dans notre bulletin national des tondeurs, « végans, une espèce en voie de malnutrition » et il m’a recommandé de les approcher avec bienveillance, car « ils sont souvent facilement irritables à cause de leur carence chronique en sérotonine ».
Après le film « cousin comme cochon », qui traitait de l’élevage en bretagne, le débat  commence. Thomas, mon pote tondeur a raison, les végans, on les reconnaît facilement à leur teint blême et leur expression crispé. D’entrée de jeu ils critiquent le fait qu’il n’y a pas d’éleveur industriel parmi nous, ce que je trouve bien cruel venant de gens qui s’insurgent contre la cruauté envers les animaux. Il aurait été mis en pièces. Je leur fais remarquer.
On peut laisser aux membres de l’association L214 le mérite d’être des lanceurs d’alerte, mais je reste pantois devant ces jeunes urbains, bien installés dans leur confort, qui s’approprient un combat, en l’occurrence le bien-être animal, sans connaître les réalités d’un éleveur.
Mes brebis, sont-elles heureuses ? Elles ne me l’ont pas dit. Il est vrai, que je choisis leur mode de vie, qui devient par la même occasion mon mode de vie. On a vite fait de confondre notre sensibilité et la sensibilité des animaux. Pour sûr, ils sont à leur place. Dans la nature, à manger de l’herbe. Evidemment qu’un animal est sensible, mais une plante aussi, on a qu’à regarder le film « l’intelligence des arbres ». Je trouverais dommage de perdre le lien avec le règne animal, avec la nature. Et les animaux domestiques ou d’élevage le font, ce lien. Il ne faut pas avoir peur du vivant sous prétexte qu’un animal qui meurt ne l’a pas voulu. La salade non plus, et puis les animaux ne veulent pas. Ils attendent voir. On meurt tous à un moment ou à un autre, et personnellement je veux bien mourir quand mon heure sera venue comme mes agneaux, pour une cause, et pour fermer un cycle.
Si j’étais citadine, je mènerais sans doute des combats de ville, le bien-être des gens, enfin ce qui m’entourerait, comme je le fais dans ma vie de rurale. Il m’est pénible de discuter avec des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, qui ont trouvé leur argumentaire sur Facebook. Et quand Éric, mon ami et collègue éleveur les invite à cultiver, pour expérimenter leurs convictions, il n’y a pas de résonance.
J’ai eu pitié d’eux, pâles, tristes et agressifs comme ils étaient, je leur ai dit de venir avec moi passer ne se reste qu’une journée avec les brebis pour voir par eux-mêmes de quoi ils parlent. Personne n’a sauté sur l’occasion. Aiment-ils vraiment les animaux, ou plutôt un concept ? mystère. J’aimerais les emmener avec moi, puis ensuite découvrir leur univers. Heureusement qu’ils étaient à cette soirée, sinon on aurait encore une fois prêché en terrain conquis. C’est passionnant de rencontrer ce qu’on ne connaît pas, qu’on ne comprend pas. J’ai eu des échanges intéressants après le débat, mais ensuite chacun rentre chez lui sans que quelque chose aurait notablement bougé.
Certains de mes clients m’ont demandé si j’étais allée contrôler dans quels conditions mes animaux se font abattre, et ils m’ont mis mal à l’aise. Je vais depuis toujours à l’abattoir de Ribérac, une petite structure. Je suis très reconnaissante avec les employés qui y travaillent, de prendre mes animaux en charge. Comme l’a mis en évidence L214 c’est dur le travail qu’ils font. J’ai néanmoins confiance en leur professionnalisme, et je suis persuadée qu’ils font de leur mieux, comme presque tout le monde. Il m’est totalement impossible d’aller les fliquer. C’est pour l’abattage à la ferme qu’il faut militer.
Je ne suis pas capable d’adopter un discours adapté aux citadins, genre, « ça me fait mal au cœur de voir mes animaux partir, mais que voulez-vous ? c’est comme ça ! » J’ai un mode de vie, je garde mes brebis dans des espaces délaissés. Accessoirement je gagne ma vie, et c’est à ça que sert ma production d’agneaux. Ce sont eux qui me permettent de mener la vie que je mène et je les remercie. C’est avec plaisir que je les mange, que je vous les vends. Parce que là, il y a du sens.

Tout de même, les ventes de caissettes d’agneaux sur Bordeaux sont en baisse. Quelque part je subis les dommages collatéraux du bien-être animal. Ça me met un peu en rogne, parce que je crois on se trompe de combat. Il faut manger moins de viande, certes, mais il faut manger de la bonne viande. Nos campagnes ont besoin de troupeaux de bêtes. Pour entretenir l’espace, mais surtout pour qu’il y ait de la vie! 80% de la population habite en ville. Déconnecté de la vie et de la mort. Nous aimons la salade, les limaces aussi. Quelqu’un doit mourir. Pour encore citer Thomas « Le bosquet que l’on rase pour installer une plantation de blé est un garde-manger généreux pour une grande diversité d’oiseaux, d’herbivores, d’insectes et de rongeurs. En supprimant ce bosquet, on confisque une aire de nourrissage pour ces animaux. Bien sûr, ils pourront aller ailleurs, mais ailleurs la niche alimentaire est déjà occupée par d’autres animaux qui pourront à leur tour partir ailleurs, mais à un moment donné quelqu’un doit mourir. »
Je suis installée sur une terre pauvre. Il y a bien quelques maraîchers, et ils ont du mérite, mais ici, c’est clairement un pays d’élevage. Alors ? troupeaux ou ronces ? je ne crois pas devoir donner une réponse, mon point de vue est clair. Mais pour vivre et faire ce que je fais, soutenu par beaucoup de gens, et aussi des végétariens, je dois vendre ma production. C’est le seul moyen de rester cohérente. Alors, révisez vos convictions !!

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Journées Patrimoine au Parcot

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WP_20150920_030[1]Tout y était: le beau temps, de l’herbe pour les brebis, un bon repas, beaucoup de monde intéressé et intéressant…….

Nous avons fait des démonstrations de tonte au Parcot. C’est un endroit sans prétention. Il y a un une bonne équipe de bénévoles, qui se connait très bien, et des manifestations en tout genre tout au long de l’année organisée par MAUD.

C’est une ancienne ferme, et lors des journées patrimoine, il y avait des visites guidés pour admirer les anciennes bâtisses et essayer de comprendre comment vivaient les paysans autrefois. Des vieux métiers étaient présentés, 

WP_20150920_029[1]Avec les fileuses et tisserandes nous avons essayé de faire le lien entre l’élevage, la tonte et la transformation de la laine. La laine n’est qu’un sous produit dans un élevage de brebis, elle paye à peine la tonte. C’est dommage et il serait temps de changer ça. Nous avons bien discuté ensemble et cet hiver nous allons nous réunir pour essayer de produire quelque chose ensemble. Nous aurons besoin de clients pour acheter une production éventuelle.

Le plus souvent les gens ont été étonné de nous voir tondre les brebis à l’automne. J’ai dû expliquer encore et encore l’importance de cette tonte pour un troupeau plein air intégral, que la brebis passe l’hiver avec peu de laine sur le dos, juste de quoi la tenir chaud, et comme c’est capital pour elle de pouvoir sécher vite avec le peu de soleil hivernal.

On a enfin pu voir les œuvres de Gilles Cabirol. Depuis le mois de mars il m’accompagnait avec le troupeau et patiemment il attendait le bon moment pour faire une photo. J’étais impatiente, car j’étais sûre que ça allait faire quelque chose de beau. Nous n’avons pas été déçus. Il a su rendre l’ambiance de ce troupeau dans la Double, je suis honorée et étonnée que nous avons pu contribuer à tant de beauté. Il a fait un texte d’introduction qui m’a beaucoup ému et que je veux partager ici:

WP_20150920_022[1]« J’ai rencontré Thérèse et son troupeau de brebis au Petit Château, près d’Echourgnac. 

C’était en mars dernier, j’ai tout de suite su qu’elle WP_20150920_023[1]faisait du bon et beau travail.

Curieux et admiratif, j’ai partagé plusieurs moments de son itinérance printanière dans la Double. J’ai ainsi pu réaliser une série de prises de vues, en noir et blanc, en argentique.

Pour saluer son projet original, courageux et utile, sont enthousiasme et sa bonne humeur, je vous propose de découvrir une trentaine de tirages sur papier baryté.

En toute modestie »

Gilles Cabirol

Gilles Cabirol a enterré sa mère samedi. Il n’était donc pas tellement de la fête dimanche. J’ai une pensé pour cette dame que je n’ai pas connu, son enfant est quelqu’un de sensible, bon et humble. Il est devenu un artiste et c’est peut être grâce à elle.

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La Double en Danger

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J’ai entendu parler d’un ball-trap international qui doit se monter sur la commune de Servanches. Au début ce ne sont que des rumeurs, mais bientôt la chose se précise: Ce serait un membre du groupe Tranchant, passionné par les ball-trap qui aurait ou serait en train d’acheter des centaines d’hectares de terrain.

La Double est un coin perdu, les habitants sont peu nombreux, il y a de la forêt partout. Un des derniers endroits en France où on peut acheter du terrain pour pas cher et imaginer une activité qui a, la plupart du temps, rien  à voir avec les gens qui y vivent.

Une association s’est crée, il y a une pétition qui circule, on peut même signer en ligne. Malgré la fragilité de ce pays, rares sont les mauvaises idées qui ont pu prendre pied. J’ai cru comprendre que même Jules César et son armée romaine aurait déjà eu du mal avec les doublauds, il y longtemps de ça.

Oui la Double est en danger! Des projets comme celui ci il y en a eu et il y en aura d’autres. Des fois on a l’impression qu’ils aient une utilité publique, mais bien souvent c’est comme dit ma voisine « une bande de rupins qui vient s’amuser », sans jamais se soucier de nous qui y vivons et y travaillons. Ils essaient de nous corrompre, mais la plupart des gens ici savent pertinemment que nous ne sommes pas de leur monde et qu’aucun d’entre nous n’aura jamais rien à gagner dans ce genre de projet.

Entre temps les esprits s’échauffent. Pour ma part je sais que si je donne mon avis personne me l’a demandé, et mon opinion n’est pas au point important pour me fâcher avec ceux qui pourraient en avoir une autre, j’aime mieux écouter et essayer de comprendre que de persuader.

Je termine avec Paulo Coelho qui dit: « Le futur a été crée pour être changé ». Alors changeons-le.

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La Maison de Retraite de St. Aulaye

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Mme Motard m’a appelé cet été avec une demande un peu farfelue: à la maison de retraite ils préparaient une exposition photo, où ils mettaient leurs pensionnaires dans des situations qui ont un rapport avec leur ancien métier ou leur passion. Une dame a tricoté une écharpe de plusieurs mètres et elle voulait une photo avec des moutons. Voilà, j’aime bien les idées farfelus et nous prenons rendez-vous pour la rentrée. 

Ensuite j’oublie un peu, des gens qui appellent il y en a beaucoup, des idées aussi. Mais pile à la rentrée voilà que le projet prend forme. Ça tombe bien, nous nous apprêtons de faire subir la deuxième tonte au troupeau. Il fait beau en ce début de septembre, le troupeau se trouve aux Jartrissoux, et nous avons l’aimable permission de monter notre chantier dans le pré de Jeanine.

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Dans l’après-midi les pensionnaires de la maison de retraite arrivent. Ah, mais c’est carrément une sortie! Tout s’organise spontanément: Michel sort des chaises de sa maison, il les dispose à l’ombre et ils nous regardent tondre comme au cinéma. Ensuite c’est la pause, elle est consacré à la fameuse photo.

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Le hasard veut qu’une des pensionnaires soit la mère de Danièle, habitante des Jartrissoux, et c’est quelque peu émouvant de voir la vieille maman, à l’aube de ses cent ans, retrouver son village.

Merci au personnel d’avoir des idées originales, d’être aussi bon et sensible avec les personnes en fin de vie. De trouver de quoi les faire rire et amuser, et de nous faire rigoler avec. J’attends le vernissage de l’expo photo avec impatience!

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Fête de la Forêt de la Double

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WP_20150805_002[1] La Devise n’est pas sur le circuit du troupeau. Quand nous nous sommes fait inviter à la Fête de la Forêt de la Double nous avons dû sortir les cartes IGN et questionner les riverains pour élaborer un tracé. La Devise, c’est loin. Heureusement que notre chemin passe pour une majeure partie sur les pistes, mais quelle chaleur ce mercredi 5 août. Pendant six heures nous marchons avec les brebis qui avancent d’un pas lent et nonchalant. Et voilà que la nuit tombe et nous sommes toujours pas arrivés! J’appelle au château. Y aurait il quelqu’un qui pourrait venir avec une voiture nous éclairer et surtout prévenir que nous sommes sur la route? Le véhicule ne tarde pas à arriver avec lampe de poche et tous ce que je n’ai pas prévu pour une transhumance nocturne.

Enfin arrivés au domaine tout le monde sort pour nous aider à pousser des brebis fatiguées et désorientés dans leur parc où elles pourront boire toute la nuit et oublier les épreuves de ce déplacement.

Le lendemain nous investissons les lieux et nous faisons connaissance avec les WP_20150809_013[1]habitants lesquels sont réveillés par le son des cloches. Je découvre la maison du couple des gardiens, et voilà qu’on m’offre le café. Quel délice. Ce petit rituel va se répéter tout les matins que je sors les brebis à faire pâturer autour des bâtiments du site.

La fête approche! Samedi. Il pleut! Ce weekend il va pleuvoir comme jamais depuis des mois, enfin cette pluie mouillante qu’on attendait tant, mais pour l’association Cœur de la Double c’est un désastre. Vraiment? Samedi les préparatifs vont bon train et je suis admirative devant tant d’enthousiasme! C’est vrai qu’il y a une prédominance de chasseurs dans le groupe, et ce n’est pas un peu de pluie qui va leur faire peur!WP_20150808_012[1]

Dimanche. Il y a moins de monde que prévu, même quelques exposants se sont laissés décourager, mais on est tous d’accord pour dire que ça pouvait être pire. La messe est dite, et les personnalités, sous-préfet, maires, conseillers généraux etc. font une conférence sur la Double, sa forêt, l’agriculture, le tourisme, l’histoire………Le troupeau fait un arrière-plan très apprécié, des personnes intéressés me suivent, posent des questions, mais la démonstration de tonte ne peut avoir lieu, les brebis sont trempées. Pas grave, de l’animation, ce n’est pas ce qui manque: Départ d’une chasse à courre, exposition de différents races de chiens de chasse, balade en calèche, numéro de cirque, fileuse et dentellières, voitures de collection et j’en oublie. Tout cela sous les bâches, souvent mises en vitesse, car ce changement d’ambiance est quand même déconcertant. Et bien sûr buvette et restauration rapide, servi par des gars efficaces et souriants. Un public ravi sous des parapluies dégoulinants.

La boue s’insWP_20150806_002[1]talle sur le grand pré qui sert de parking, petit à petit le monde s’en va, j’observe les voitures qui commencent à peiner pour quitter les lieux, mais finalement le site retrouve son calme initial, les brebis finissent leur repas du soir, il est déjà tard. Je suis la dernière à partir.

Le lendemain nous repartons avec le troupeau. La route est moins longue, nous pouvons faire une halte, car en venant sur des chemins inhabituels nous avons fait sortir les habitants de leurs maisons, et voilà un pré de plus  pour y rester un ou deux jours.

Quelle belle aventure! Chaque fois nous découvrons de nouvelles facettes de cette Double fascinante!

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Balade au pas des Brebis

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WP_20150707_005[1]Au village de Servanches nous avons organisé une balade suivi d’un repas. Je me suis engagé sur un trajet et j’ai emmené les brebis dans le secteur pour être prête le jour J. Nous avons fait plusieurs tours de reconnaissance dans la forêt à tracer le chemin entre broussailles et fougères.387

Le chemin que nous parcourons avec une vingtaine de randonneurs est beau: La forêt de la Double dans toute sa splendeur! Tantôt ça monte un peu et on voit par delà les cimes l’immensité du paysage, l’odeur des pins nous accompagne et tout à coup le paysage s’ouvre sur l’eau calme d’un étang. On devine la présence d’animaux sauvages venant s’abreuver. Nous contournons le plan d’eau et nous nous enfonçons dans un bois de chênes et de charmes où une ombre bienfaisante nous accueille sous les arbres dégageant de la fraîcheur.

Le pas des 390brebis est bien trop lent pour certains d’entre nous: Nous les retrouvons, une fois les bêtes parqués, chargés de champignons, les cèpes d’été. Il était temps d’arriver, la chaleur monte et nous nous hâtons vers l’apéritif. Pendant que nous savourions les bienfaits de la nature d’autres ont préparé un repas où l’agneau est à l’honneur. La qualité de la viande fait l’unanimité, ce qui me fait un immense plaisir.

J’ai pu profiter de cette journée pour parler de mon travail à un public intéressé. Vous l’avez raté? Dommage, mais ce n’est pas grave, il y en aura d’autres. Allez voir dans la rubrique « rendez-vous », et rencontrez-nous au fil de la Double sur une manifestation ou une autre.

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