Dans la Double ça bouge

Classé dans : Divers | 0

L’eau a coulé depuis cet hiver. J’ai souvent pensé à des petits bouts de texte pour donner de mes nouvelles. Or, depuis il s’en est passé tellement de choses que j’ai du mal à commencer. Faut-il s’étaler sur le fait qu’on est toujours en lutte contre le ball trap de Servanches? ou bien, vu que le site est fermé provisoirement, suffit-il de penser à autre chose? J’y songe souvent quand même; après tout, ils me traînent au tribunal, et ce ne sont pas des lieux que je fréquente, je m’en passerais bien de cette nouvelle expérience. Mais en organisant un concours de tonte dans la Double, dans le but d’une part, de rassembler des fonds pour notre défense avec un avocat, et d’autre part pour montrer qu’il se passe des choses chez nous, que nous sommes pleins à vivre et à travailler dans ce beau pays, nous avons découvert que notre expérience est une inspiration pour certains. Cela nous a soudé, nous avons travaillé ensemble pour créer un bel événement, à notre image, joyeux, professionnel. La solidarité des tondeurs venus de toute la France nous a fait chaud au cœur. Ils ont été suspendus à nos lèvres pour écouter nos péripéties, ébahi devant ce beau pays duquel ils n’avait jamais entendu parler….. au moins pour ceux venus de loin. Retrouvez quelques images sur www.gensdeladouble.fr 

Le concours de tonte de la Double a aussi permis de faire connaître la toute nouvelle association « Pastoralisme en Double » que nous avons créé, avec l’ambition de dynamiser le pays à travers notre métier, de relier la partie Gironde et Dordogne de la Double, et de relier la Double aux traditions ancestrales des transhumants pyrénéens. Nous voulons d’une part organiser et participer à des événements, d’autre part développer le pastoralisme itinérant dans la Double. 

Et puis Pierre Paul s’est lancé! Il est le nouveau berger dans la Double. Arrivé il y deux ans bientôt avec sa famille d’Île de France, il s’installe doucement autour de son étang à St. Barthélémy de Bellegarde. Parallèlement il devient Pépé le moutonnier sur Facebook, et dans la vie réelle il s’implique de plus en plus avec ses cent brebis itinérants. Etant novice dans le métier, nous travaillons étroitement ensemble, et nous essayons de développer un système de travail de bergers itinérants en réseau.

Il est toujours intéressant d’être plusieurs. Nous optimisons le système, nous nous remplaçons pour la garde des brebis, en cas de coup dur nous pouvons nous appuyer sur l’autre, etc. Nous espérons développer un système qui peut inclure d’autres bergers, en partageant travail et matériel. Une avancée très prometteur, en même temps prenant et exigeant.

Share This:

Accusé(e)(s)

Classé dans : Divers | 0

Il y a à peu près un an et demi, un ball trap s’est installé à Servanches. Je m’étais interrogée dans un de mes petits articles intitulé Double en Danger. A l’heure où j’écrivais ces premier mots, l’activité n’avait pas encore commencé. Nous avions juste le sentiment que quelque chose de pas bon se tramait.

Nous avons crée un Collectif. D’abord nous voulions des informations, connaître les gens qui voulaient monter un ball-trap. On a eu une soirée « d’information », au savoir d’aujourd’hui je pourrais dire désinformation. Nous avons été menacé et on nous a dit de nous tenir tranquilles, car nous n’avions pas voix au chapitre. Les élus présents sont restés silencieux; et une visite du site à été presque accordé par Benjamin Tranchant pour ensuite être refusé quand même.

Erreur. Notre belle détermination de faire les choses proprement en collaboration avec tout le monde a volé en éclats. Ensuite c’était un travail de fourmis. Nombreux que nous sommes, nous avons cherché à savoir quelle impact a un ball trap sur la nature, quels sont les droits et les devoirs d’un gérant ou propriétaire? C’était difficile, mais nous avancions pas à pas. Nous avons écrit des lettres partout pour alerter, demander de l’aide auprès des élus, l’administration….

Et puis « la chose » a ouvert, et on a compris. C’ETAIT INVIVABLE! Un bruit lancinant presque permanent, le samedi dimanche on aurait dit la guerre arrivée chez nous. Les compétitions (50 à 70 tireurs) n’en parlons même pas!! Les plus proches riverains ont bien failli commettre l’irréparable plus d’une fois, et heureusement qu’au sein du Collectif nous pouvions en parler, nous entraider et agir.

Nous sommes allés souvent aux abords de ce ball-trap: pour sensibiliser les usagers, leur faire comprendre que nous habitons ici et qu’ils aimeraient pas avoir ça chez eux. Sourde oreille la plupart du temps.

Ensuite ça s’est accéléré: le préfet a changé, nous, de plus en plus excédés avons occupé la mairie et promis que nous l’occuperions jusqu’à avoir une date pour une table ronde où les services de la préfète, le maire et le gérant du ball trap nous expliqueraient pourquoi nous devrions accepter de voir notre cadre de vie à ce point dégradé.

Nous avons eu gain de cause et les choses ont changés!! nous avons découvert que les règles n’ont pas été respectés, contrairement à ce qu’on nous faisait croire, que les services de la préfecture en se penchant sur le problème ont découvert de nombreux dysfonctionnements. Par la suite le site à été fermé provisoirement par arrêté préfectoral à partir du 3 juillet 2017. Bravo et merci la préfète!

Au moment où j’écris ces lignes, ça fait déjà trois mois que nous avons retrouvé notre tranquillité. Et contrairement  à avant le ball-trap nous savourons le silence, et nous ne sommes pas prêts à nous laisser priver de nouveau de cette qualité de vie.

Seulement voilà: Messieurs Tranchant et Gendreau ont l’habitude de jouer et de gagner. Maintenant ils m’accusent de diffamation (dans mon rôle de porte-parole du Collectif) et nous allons comparaître devant un tribunal. Ceci pour avoir dit des choses vrais, pour avoir informé la population, pour avoir mené des actions bon enfant qui ont canalisé la colère et le désarroi des gens.

Je ne suis pas sûre de pouvoir publier mon petit article, la diffamation me guette à chaque tournant de phrase, et même si on peut prouver qu’on a raison, cela coûte de l’argent, et si le jeux de M. Tranchant s’appelle « qui a plus d’argent? », ils a déjà gagne, et cette victoire je la leur laisse avec plaisir. Nos valeurs sont très différentes!

Nous allons devoir compter sur la solidarité des petits gens, mais je suis certaine que nous allons pouvoir lever les fonds nécessaires pour nous défendre.

Quelle rapport avec mon activité pastorale? D’abord moi aussi j’ai dû garder les brebis sous le bruit des tirs: les chiens qui se cachaient et ne voulaient plus travailler.

Mais surtout, cette histoire qui est loin d’être terminée, m’a appris qu’il est grand temps de développer les activités qui fonctionnent ici, et le pastoralisme en est une. J’ai souffert et je souffre encore de devoir me battre contre des gens, de devoir leur dire, qu’ils n’ont plus qu’à partir. Je ne suis pas une grande révolutionnaire. Il est de loin plus agréable et constructif de développer le pays et ses activités déjà existants. Si on pouvait travailler vers une Double dynamique, consciente de ses richesses (et on y est déjà presque), personne n’aurait l’idée de venir ouvrir un ball-trap, sinon virtuel!!

Aidez-nous:

https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-collectif-de-servanches

 

 

Share This:

I believe I can fly

Classé dans : Divers | 0

Mes amis, Heinrich Gartentor et sa famille, m’ont aidé à réaliser un de mes rêves: ils m’ont procuré un vélo électrique de la marque Flyer. L’idée est de réduire encore l’empreinte carbone de mon activité, et même si c’est un investissement assez coûteux, je suis sûre de pouvoir l’amortir en quelques années, car mes dépenses en carburant et entretien de voiture sont assez élevés. S’ajoute à cela le bien-être que procurent des trajets en vélo.WP_20160729_014

J’aime depuis toujours sillonner la Double, mais ce que je préfère, ce sont les odeurs: La Double sent bon! Au lever du jour et à la tombée de la nuit, moment de mes déplacements en vélo, tout est accentué: on sent l’eau des étangs , l’odeur de la fougère et du champ de tournesol, on sent la fraîcheur des nauves et les courants d’air chaud. On est plus près de ce paysage magnifique, et le trajet devient une aventure en lui-même. IMG_0221

Le silence! Tôt le matin et tard le soir les activités bruyantes ont pour la plupart cessé,  et peu de voitures circulent encore. On peut savourer le calme, denrée précieuse et ô combien fragile de nos jours.WP_20160729_017

J’espère que mes chiens aussi apprécient ces voyages. Je leur ai acheté une remorque, et vu l’entrain qu’ils mettent à sauter dedans, je me dis que ça doit être loin d’une torture.

WP_20160712_013WP_20160712_009

Dans la Double on voit beaucoup d’animaux: Chevreuils, renards, lapins, sangliers, blaireaux, rapaces et plus rarement des cerfs. En vélo, je les approche de très près, car ils m’entendent pas, et c’est au dernier moment qu’ils s’enfuient. Les chiens ont compris que je n’apprécie pas du tout quand ils aboient depuis leur remorque, alors ils me laissent admirer les animaux sauvages sans les effrayer. Le soir, des fois, il y a une chouette Athéna posé sur la route. J’ai pu l’approcher à quelques mètres, et elle s’est envolée éclairée par les phares du vélo. L’autre matin il y avait des marcassins au bord de la route. Ils se sont enfuis en joyeux désordre.WP_20160712_031

Nous, on vole à travers la Double, moins rapide qu’une voiture mais fluide et sans effort. Le vélo, ça rend heureux!

 

Share This:

In Giro

Classé dans : Divers | 0

La Sardaigne où je fais pour la troisième année une saison de tonte d’un mois est une des régions les plus pauvres de l’Italie. L’île est de quatre fois la taille de la Corse voisine peuplée de 1,5 millions d’habitants pour trois millions de brebis laitières.WP_20160522_005

Les Sardes sont généreux, irréductibles et accueillants. De tous les temps les envahisseurs n’ont jamais colonisé que les côtes et l’intérieur du pays est toujours resté insoumis. Même de nos jours, les touristes restent pour la majorité sur la côte.

Nous arrivons par bateau à Porto Torres, et le premier jour nous traversons l’île pour arriver à Vallermosa où nous resterons une grande partie de notre séjour. Rien que ce premier contact est dépaysant. L’autoroute qui traverse le pays est dans un état lamentable, nous ne risquons pas de faire des excès de vitesse ! Notre équipe compte cinq tondeurs, des français, et nous avons l’habitude de nous arrêter à un petit resto au bord de l’autoroute pour bien nous mettre dans l’ambiance du pays : des mets succulents, des vins extraordinaires, et la bière du pays. WP_20160522_001

Le travail est dur : il faut se lever à l’aube,  et à une heure de l’après-midi le troupeau de cinq à neuf cent brebis doit être tondu. Les sardes deviennent très impatients quand on dépasse l’heure de la soupe. Et quelle soupe ! Il y a un festin après la tonte annuelle et les femmes ont passé du temps en cuisine. Les entrées, la pasta, les légumes, trois viandes, vins et desserts. Et si l’assiette est vide on la remplit aussitôt, ainsi que le verre. C’est encore un travail dur de résister à toute cette mangeaille quand l’après-midi il faut repartir tondre, se plier en deux.WP_20160515_007WP_20160515_005

Au cours de ces repas on remarque, qu’il y a des gens qui sont venus surtout pour bien manger, et à les regarder faire, on a l’impression qu’ils ne mangent pas toujours à leur faim. Ils sont souvent employés comme journaliers pour un tout petit salaire, où alors ils ont la chance d’être employés comme trayeur. Je pense que c’est cette pauvreté les rend solidaires entre eux, fatalistes aussi.WP_20160509_016

C’est révoltant de voir la pauvreté des gens, puis la qualité de leur productions. La mondialisation absorbe tout ça à petit prix. Mais il est difficile d’imaginer une vente en direct, le grand handicap étant l’île. Le lait qui est produit ne peut partir dans la consommation locale, et même les touristes en été ne suffiraient pas. Toutefois il existe des coopératives qui produisent du fromage et le vendent sur le continent ensuite.  Mais on me dit que les sardes ne sont pas assez coopératifs entre eux, ils ont des difficultés de s’unir pour transformer leur richesses, puis l’exporter et garder le revenu multiplié dans leur poche. Comme partout c’est l’unité qui fait la force!!WP_20160509_002

Mais tout cela ne reste que des considérations vu de l’extérieur. Même en passant beaucoup de temps dans les fermes et avec les bergers, on sent toujours une barrière: la langue, que je ne maitrise pas très bien, mais aussi le fait que je suis une femme dans un univers d’hommes, et que de toutes façons les sardes ont une réserve pour tout ce qui vient de l’extérieur, et ils ont bien raison. Mais je peux voir la dureté du climat, j’ai du respect pour ceux qui font de l’agriculture dans ces conditions, et je peux voir le travail bien fait. Leur système social commence à bouger, je vois des femmes apparaître dans les bergeries, elles commencent à ma demander si c’est dur de tondre, etc.

Et puis il y eu ce soir où on a rencontré une famille africaine, tout juste sortie de leur rafiot et sauvé pour l’instant. Des petits enfants qui dormaient d’épuisement, et un bébé que j’ai eu la chance de tenir dans mes bras. C’était un moment très émouvant pour moi.

Les gens venus d’Afrique par bateau, souvent repêchés in extrémis, passent pour beaucoup par la Sardaigne. Ils sont assez mal accueillis, chose compréhensible vu la pauvreté et le chômage de la population locale. Mais quand on les rencontre directement, quand on lit le vague à l’âme sur leur visages, qu’on essaye d’imaginer ce qu’ils ont pu vivre sans y parvenir, on se sent confronté, impuissant, à un des drames de l’humanité.WP_20160504_006

 

Share This:

Les gens de la Double

Classé dans : Divers | 0

Être invitée à la Félibrée cet été me met au cœur même de ce pays et de ses coutumes. Dès mon arrivée dans cette région, j’ai aimé les gens d’ici, un peu secret et discret comme leur forêt, impitoyables aussi, quand il s’agit de défendre biens et terres, honneurs et intérêts.

La Félibrée est une fête très ancienne, qui sert à promouvoir et transmettre la culture occitane et les vieux métiers. Je me suis retrouvé à une réunion, la télé est arrivée et tout le monde s’est mis à parler patois ! C’est rare d’entendre ça de nos jours.WP_20160321_011

St. Aulaye est la petite ville qui accueillera la Félibrée cette année, mais il y a les villages alentours, dont le mien, Servanches, qui doivent, ou ont l’honneur, de participer, notamment à la fabrication de quelques 400 000 fleurs qui décoreront toutes les rues de St. Aulaye. C’est un travail fastidieux, même un peu ennuyeux, mais en même temps, nous nous retrouvons une fois par semaine à la mairie ou chez quelqu’un, on passe un moment ensemble et on essaye d’avancer.WP_20160321_010

Je me retrouve donc avec les gens du village, qui me racontent comment c’était à la dernière Félibrée, il y a vingt ans, et je me dis quel bonheur d’être là en toute simplicité. Nous sommes quelques-uns à être arrivés comme ça et à s’y plaire encore et toujours. Nous essayons de nous investir pour une cause ou pour une autre, et je pense que les autres sont comme moi : on a envie de donner quand on peut, en pensant à l’accueil chaleureux que nous avons eu. Nous voulons défendre ou aider à défendre ce pays qui nous a adoptés.WP_20160221_008

La plupart des doubleauds que je connaisse sont ou était des agriculteurs. Le travail est fait en temps et en heure, avec un calme et un savoir-faire extraordinaire. J’ai souvent observé leurs gestes lentes et précises.  Quand je garde les brebis dans la forêt je tombe des fois sur des clôtures en barbelé qui ont dû voir au moins une guerre passer dans le pays. Le genre de barbelé sur lequel on peut facilement casser une tenaille. Toujours debout, la clôture témoigne du travail soigné.WP_20160109_011

Ce sont des gens qui ont toujours travaillé, et qui tombent malades quand il faut vendre les bêtes. Il faut qu’ils ralentissent, car on approche les quatre vingt ans, et le père, lui,  a cent ans passé, et finalement il est allé à la maison de retraite. J’ai été invité comme ça, à faire pâturer des prairies pour qui aie un peu d’animation autour de la maison. On ne m’a pas offert le pâturage, on m’a demandé si s’accepterais de venir chez eux. J’en suis toujours autant honoré même si depuis le temps, du pâturage j’en ai beaucoup.

Mais pardessus tout, j’aime les entendre parler. Il y a des expressions et des points de vue qui m’enchantent. Ils ont souvent la parole juste, en trois mots tout est dit. C’est la pertinence même. On  discute comme ça, des choses de la vie, et j’explique comment je fais avec le troupeau, où je vais, les coins que je viste, le printemps plutôt là, puis ailleurs au fil des saisons. Je parle, c’est long, et puis on me dit : « Ah, vous suivez le pays ». Voilà tout est dit.WP_20160219_001

 

 

Share This:

Quand ça se passe moins bien

Classé dans : Divers | 0

Pour aller à la Devise, nous avons emprunté des sentiers nouveaux.. Nous avons rencontré des gens qui ont invité le troupeau à leur tour, donc le circuit change. Et une fois qu’on est sur une autre commune voilà qu’on peut encore aller là et ailleurs, toujours plus loin.WP_20150806_002[1]

Je demande à un agriculteur le droit de passer sur son pré de fauche pour rallier un pâturage. Bien sûr, qu’il dit! Et laissez les manger ça nettoiera. Génial! Une belle prairie, plein de trèfle et de lotier! Avec ma fille Amarylis on installe un parc la veille, le lendemain de bonne heure on les mets dedans, et fini le travail pour aujourd’hui.

Dans l’après midi un coup de téléphone: Vous êtes bien la bergère? Les brebis sont dans ma parcelle. Moi: Oh mince elles se sont écharpées, j’arrive tout de suite. Elle: Non non, elles sont bien dans leur enclos mais c’est chez moi.

Ok j’arrive. Mais que se passe t’il? En route je retourne le problème dans ma tête, je cherche à comprendre….

Je suis partie tout simplement du principe que je connaissais l’agriculteur qui fauche la parcelle et je me suis trompé. C’est ailleurs que j’ai la permission de passer et de  laisser pâturer mon troupeau. Je vois de loin les agriculteurs et leur mécontentement est palpable jusque dans la voiture qui approche inévitablement la confrontation. J’emmène pas large, c’est tout de ma faute.

Voler de l’herbe ce n’est pas du tout mon style, faire manger des prairies qui pourrait servir à nourrir les vaches des éleveurs de plus en plus clairsemé dans le pays m’ennuie vraiment, d’autant plus que l’herbe qui ne sert à personne ne manque pas. Ok, on discute. Je dissipe les malentendus: non, ce n’est pas un agriculteur ennemi qui leur a joué un tour en me disant de mettre mes brebis chez eux et je suis prête à payer les dégâts. Mais ce ne sont pas des gens méchants, ils comprennent vite qu’ils n’ont pas de mauvaise foi en face, tout ce qu’ils me demandent c’est que je ne prenne pas l’habitude de venir sur leurs prairies. Ça bien sûr que non.  Toujours avec Amarylis nous déménageons dare dare le troupeau.

Je note dans ma tête de passer avec un bout d’agneau chez eux à l’occasion. 

WP_20150805_001[1]

Share This:

Mal was auf deutsch

Classé dans : Divers | 0

Seit immer kommt meine langjährige Freundin aus der Schweiz zu mir zu Besuch. Sie ist meine Wahl Schwester (als ob ich noch eine mehr bräuchte), sie war immer da, hat mir geholfen, meine Kinder aufzuziehen, hat mich gehalten und gestützt als mein Lebensweg eine rasante Kurve nahm, und kommt jedes Jahr, treu, mit Mann und Kindern zu uns in die Ferien.

Es ist immer schön wenn sie da sind. Unprätentiös geben sie meinem Lebens Umfeld einen besonderen Wert, machen mich auf die Schönheit der Gegend aufmerksam, und es stört sie nicht, dass ich so wenig Zeit für sie habe, die Schafe mich so sehr absorbieren.IMG_7988

Am Abend kommt die ganze Familie zu mir aufs Feld mit einem Pick Nick, Ich, die ich ja nie etwas zum knabbern dabei habe, bin jetzt schon ganz süchtig nach diesen Momenten.

Und wenn ich Leute brauche um zu helfen, sind sie sofort bereit, dokumentieren das ganze mit Fotos, die ich dann weiter verwenden darf.

Sie sind eine der wenigen Stränge, die mich noch mit meinem Heimatland verbinden, und einmal wurde ich sogar in Heinrich Gartentors Kolumne erwähnt, seht zur Freude von Familie und Verwandtschaft.

Bald ist der jährliche Besuch vorbei, und mein Deutsch und Schweizerdeutsch kann vor sich hin rosten….

IMG_7926FB_20150713_16_40_30_Saved_Picture[1]

 

Share This:

La formation est finie

Classé dans : Divers | 0

Ça y est Florentine nous lâche après six jours de formation « créer son site internet », formation proposée par lAFOCG. Maintenant nous sommes censés savoir gérer et faire vivre notre site. Je ne sais pas les autres, mais pour moi ça a été une aventure formidable. Au départ je ne savais même pas comment ça fonctionne un site internet et petit à petit nous avons pénétré ce monde quelque peu magique, nous avons exploré les possibilités, nous avons pu lâcher la bride à notre créativité et nous avons essayé chacun à sa façon de dompter la bête. Ce n’était pas toujours facile, nous sommes passés par bien des déceptions et nous avons souvent été découragés. Mais enfin ça y est nous y sommes! J’ai tellement plaisir avec ce nouvel outil! Merci tout le monde. Merci pour les rencontres, les partages, la transmission du savoir. Merci pour tout!

Share This: